Une semaine pour redorer l’image de l’hôpital régional de Ngaoundéré

La formation hospitalière de 3e catégorie de la métropole du château d’eau du Cameroun a ouvert ses portes au public à l’initiative de la première semaine de promotion des services organisée du 14 au 17 décembre 2016.

Plus qu’une semaine d’action, il s’agit d’une innovation qui rentre en droite ligne de la vision du nouveau directeur de la structure. L’ère des grandes réformes s’est célébrée à travers la « Semaine de l’hôpital régional de Ngaoundéré », première édition. L’initiative de l’APHOREN, à savoir l’Association des personnels de l’hôpital régional de Ngaoundéré, a permis au public de visiter les services de l’institution. En présence du gouverneur Kil dadi Taguiéké Boukar et autorités de l’Adamaoua, le directeur, Dr Mohamadou Hassimi, a brossé les réalités et difficultés auxquelles il fait face.

Dans son souci de garantir des services la qualité aux usagers et soulager les souffrances des populations, l’hôpital régional de Ngaoundéré a engagé un certain nombre de mutations. La formation sanitaire compte 176 lits, 24 services et 275 personnels tous grades confondus. Ces ressources, au-dessous des ambitions affichées, nécessitent d’être renforcées. La coopération avec les partenaires a pu aboutir à des services visibles dans l’institution.

L’on note comme innovations « l’Unité de production de la solution hydro alcoolique » financée par le C2D à travers Expertise France qui a ouvert il y a 2 mois et permis de réduire considérablement les infections opératoires et nosocomiales. Également à relever, « L’Unité de santé de reproduction des adolescents (SRA) » aménagée et équipée par l’UNFPA, partenaire inconditionnel de la région sanitaire de l’Adamaoua. Cette dernière unité a permis à plus de 1200 jeunes de bénéficier de consultations, dépistages, traitement, éducation et accompagnement gratuits de soins de santé de reproduction en stratégies avancées et fixes.

Malgré ses atouts infrastructurels et humains, l’hôpital régional de Ngaoundéré fait face à de nombreuses contraintes techniques. Dr Mohamadou Hassimi dresse ce sombre tableau

Nous accusons un manque criard de spécialistes pour la prise en charge des malades et le peu que nous disposons travaillet à temps partiel. Le personnel insuffisant est sous pression et parfois victime d’agression dans l’exercice de leurs fonctions. Sur le plan infrastructurel, nos bâtiments ont besoins de réhabilitation et équipements

souligne le directeur. Toujours à relever, défaillance du service de radiologie et imagerie médicale, la vétusté de la morgue dont la capacité est faible, le plateau technique du laboratoire hors normes, l’ambulance en piteux état, entre autres.

L’histoire de l’hôpital régional de Ngaoundéré en dit long sur son évolution. Il hérite des installations du Centre médical d’arrondissement de Ngaoundéré, crée en 1941 avant l’indépendance.du Cameroun. Les évolutions socio-politiques lui ont conféré plusieurs dénominations à savoir : Hôpital d’arrondissement en 1958, Hôpital départemental en 1965, Hôpital provincial en 1983 et l’appellation hôpital régional de Ngaoundéré en 2007. C’est donc une formation sanitaire au passé riche qu’il s’agit de remettre sur pied pour améliorer la qualité des prestations offertes aux populations.